Conditions de réussite
 Les pré-requis

Un certain nombre d’éléments doivent être mis en place pour pouvoir commencer une démarche qualité sereinement :

1. La sécurité

La sécurité doit être avant d’entreprendre la démarche qualité un souci clairement affiché. Comment pourra-t-on demander aux opérateurs d’éviter les défauts si leur sécurité n’est pas assurée ?

 

Quelques actions sécurité...

Les actions qui peuvent être lancées dans le domaine de la sécurité, préalablement à une démarche qualité, ou parallèlement sont les suivantes :

mesurer le taux d’accidents (nombre d’accidents, nombre de jours d’arrêt, coûts,...) ;

faire l’inventaire du matériel de protection ;

nommer un responsable de la sécurité (par exemple, chargé de gérer le stock de matériel) ;

lancer une enquête sécurité ;

contacter un cabinet de consultants pour effectuer un audit.

 

Quelque soit la solution choisie, le personnel doit trouver une amélioration. Il n’y a rien de pire qu’un audit suivi d’aucune mesure.

Mieux vaut lancer peu d’actions mais les mener à leur terme.

Si on nomme un responsable, il ne faut pas oublier qu’il faudra lui donner des moyens (du temps, un budget,...).

 

2. La propreté

Le souci d’assurer un environnement "de qualité" doit être connu dans l'entreprise.

Comment pourrez-vous demander aux opérateurs de soigner le produit si les ateliers sont sales ?

Comment pourrez-vous demander aux secrétaires de soigner leurs documents si les bureaux sont en désordre ?

 

Quelques actions propreté...

Les actions qui peuvent être lancées préalablement (ou même indépendamment) à la démarche qualité sont, par exemple :

donner des moyens (du temps et des outils) pour nettoyer.

En retour : ne pas nettoyer n’importe quoi !

faire une "journée propreté" ( Les actions de type "grand-messe" ne sont souvent pas efficaces longtemps car pas suivies d’actions plus formalisées "finalement ça n’a rien changé" entend-on. En revanche, elles ont un impact très fort si elles sont suivies d’actions concrètes type "donner du temps pour entretenir ce qui a été fait". De plus, il ne faut pas oublier de tenir les promesses faites le jour de la "grand-messe". Donc les planifier, contrôler leur mise en œuvre et ajuster.)

faire la liste du matériel nécessaire.

demander à quelqu’un de gérer ce matériel. Donner des responsabilités, mais sans envoyer au casse-pipe : donner les moyens de gérer.

 

3. Un fonctionnement sain

Le dirigeant a le souci d'une organisation stable. Il n’y a pas un "affolement" généralisé et des retards perpétuels.

Le souci de la qualité est déjà apparu. Chacun sait que le patron est pointilleux là-dessus.

Le souci de la performance est connu. Chacun travaille avec des machines en bon état.

Le souci de "calme" est connu. Il n’y a pas de conflit majeur entre les personnes.

 

4. Quelques actions

Les actions concernant l’affolement et les retards peuvent être :

améliorer la planification ;

lancer un groupe de travail sur ce sujet ( Il risque d’être vaste et il vaut mieux pour cela utiliser les outils qualité ! Sinon le risque d’échec est grand !).

 

Les actions concernant la qualité peuvent être :

faire calculer le taux de rebuts ;

demander aux opérateurs d’arrêter leur machine en cas de défaut.

 

Les actions concernant la maintenance peuvent être :

donner du temps aux opérateurs pour des opérations de maintenance premier niveau ;

faire réaliser des audits sur l’état des machines (avec un plan d’action qui suit...) ;

faire calculer le taux de pannes.

 

Les actions concernant l’organisation peuvent être :

définir le travail de chacun (c'est souvent ce qui permettra de régler aussi les problèmes de conflits et d'affolement).

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